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Retour sur le Workshop 01 : « Le sexe est-il une compétence ? »

Publié le 26/09/17

Sur une idée d'Olivier Tarrazi, vice-président del'Upe 13, en charge de l’Action Militante, un espace résolument décloisonné militant et convivial !

C'était le 21 septembre : un plateau haut en couleur… animé par un duo mixte Thierry Debaille et Marie Sophie Note.

Verbatim
Michel Tsimaratos, professeur de médecine chef de service pédiatrie Hôpital la Timone, « Le manque de considération pour les femmes médecins n'est pas seulement injuste, il est aussi inefficace et contre performant. La maternité qui est un élément central de l’amélioration de la créativité, la performance, la pertinence des choix, et  rien ne permet de prédire que les effets d’amélioration de la performance liés à la maternité soient limités qu’aux femmes ».

Genevève Maillet, batônnier de Marseiile « le code de la route ce n’est pas fait pour les bons conducteurs et les quotas ce n’est pas fait pour les gentlemen ».

Romain Barnier, entraîneur de l’équipe de France de natation « Pour en faire des championnes dans les bassins on pousse la transformation physique des nageuses et c’est irréversible, elles finissent par trouver en elles une nouvelle forme de féminité alors inconnue ».

Régine Weimar, General Manager de Hom « plus une équipe est mixte plus elle gagne, je suis attentive à recruter des femmes et chez hom le comex est mixte ».

Christine-Anne Chevry, senior manager information airbus hélicoptères « l’industrie est une filière critique de la transformation car force est de constater que nous manquions de femmes dans l’industrie m ais la diversité c’est aussi un mix générationnel et multiculturalisme".

Mauvais genre
Une femme vaut moins qu’un homme…sur le marché́ du travail. Cette décote de la valeur de la femme au travail provient paradoxalement de ce qu’elle a de plus cher, ses enfants. Sur la base des rôles sociaux solidement enracinés, les acteurs économiques supposent que la femme a le devoir de s’occuper de ses enfants. Pourrait-on dire alors que les femmes acquittent un impôt sur le genre, un impôt à la source de la femme. Ce prélèvement obligatoire a ceci d’extraordinaire que d’être invisible, il ne semble pas avoir trouvé́ d’existence dans la conscience collective et pourtant, il est bien réel : 17% en moyenne disent les études.

On ne pourrait souffrir l’idée qu’un impôt n’aurait pas de conséquence sur le système économique.

Cette fiscalité́ prescrite a la singularité́ d’importer du genre au sein même des organisations. Celles qui décident ont trop d’autorité́, ou elles sont trop douces, trop maternelles, en creux il leur manquerait toujours quelque chose...vous avez une idée ? Vous remarquerez que la fonction liée au genre féminin est souvent précédée de "assister" assistante de direction, assistante sociale, assistante maternelle, assistante dentaire, et même l’assistance publique se requiert du genre féminin. Traduction d'une insistante préférence en matière d’assistance. A force de les définir par ce qu’elles n’ont pas, les décideurs féminins, parfois démunies, importent ce qu’elles ont chez elles dans leurs armoires, des couvertures et des édredons, et là, les femmes en connaissent un rayon. C’est le danger du mauvais genre. Le genre s’autorise alors la toute-puissance maternelle, le cocon bien douillet et mortifère. L'injonction de l’harmonie, l’indifférenciation sont le meilleur terreau de la violence en entreprise, a minima, c’est un collecticide.

Et si un décideur au féminin avait juste besoin, pour exercer ses fonctions, de son talent, ses compétences, sans y mettre trop de genre ? Marie Sophie Note.

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